Atef Maatallah, 7chicha, 2012, Diptych, Acrylic and pen on back of canvas, 90 x 70 cm each
Atef Maatallah, Bzawech, 2012, Acrylic and pen on back of canvas, 150 x 110 cm
Atef Maatallah, 7chich ou rich, 2012, Diptych, Acrylic and pen on back of canvas, 90 x 70 cm each
Atef Maatallah, Pieta Tunis Marine, 2012, Acrylic and pen on back of canvas, 200 x 160 cm
Atef Maatallah, Tarif III, 2012, Diptych, Acrylic and pen on back of canvas, 60 x 40 cm each
Atef Maatallah, Ta3adhodiat al amal, 2012, Acrylic and pen on back of canvas, 110 x 150 cm
Atef Maatallah, Sidi Ali-Azzouz, 2012, Diptych, Acrylic and pen on back of canvas, 90 x 70 cm each
Atef Maatallah & Ibrahim Mâtouss, Untitled, 2012, Acrylic and pen on back of canvas, 90 x 70 cm
Atef Maatallah, Thalléjet, 2012, Triptych, Acrylic and pen on back of canvas, 90 x 70 cm each
Atef Maatallah, Apoplexie Brutale, 2012, Acrylic and pen on back of canvas, 90 x 70 cm
  • Atef Maatallah

    18 January - 10 February 2013

    وراء لبلايك / no man's land

    Le peintre Atef Maatallah a tenter de condenser et à résumer toute une catégorie de gens dans ces quelques visages latents qui se divulguent de ces toiles. Loin de la revendication de se présenter comme porte parole de cette couche sociale, le peintre ne veut que témoigner ou donner à voir sans se (les) donner en spectacle. ils ont tous ce même regard, le regard en biais, qui scrutent le sol, ou le au-delà, un au-delà pas si haut, mais plutôt bas. Que reste-t-il de leurs objets? tantôt suspendus tant tôt jetés en pleine figure que reste il sinon une redondance d’un refrain d’une vie répété jusqu’à l’épuisement ? Les traces du stylo sillonnent les rides et marquent les années, un bruit incessant de va et de vient, alors que tout parait immobile, le temps s’arrête en figeant avec lui, des postures des choses et des anecdotes muettes, comme les histoires inavouées de ces sujets. Le fond est qui semble vide et peu travaillé trahie une intention de mettre en avant un fragment de temps, des soupçons de corps et des bribes de lieux. On ne saura jamais situer ces gens, même pas de «signalétiques» pour en être derrière. Ils attendent chacun un Godot qui ne viendra pas, ils tuent le temps en parlant à leurs objets-désirs, mais ne tuent pas l’espoir. On sait déjà qu’importe le lieu, les histoires et les objets, du moment qu’au fond d’eux palpite encore un brin d’humanité.

    Apoplexie Brutale